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Ville de L'Aigle
 
 Monsieur PINOT Vous présente l'histoire de la Risle à L'Aigle.
 
Même si l'origine de la localité est antérieure, le nom de la ville , d'après la légende, serait lié à la découverte d'un nid d'aigle à l'emplacement même de l'édification d'un château fort en 1010.La Risle comporte trois bras principaux sur la commune : le bras du Chesnay, le bras des tanneurs  ainsi que le bras du canal de dérivation. La Risle reçoit deux ruisseaux : le ruisseau du Gru et le ruisseau des Vaux. En tant que ville de moyenne importance , la commune à hébergé plusieurs moulins et petites industries. Dès le Moyen -Age, la Risle fut apparemment détournée pour renforcer le dispositif de défense de la citadelle et permettre une alimentation des moulins, des animaux et, à n'en point douter , satisfaire les autres besoins de la population.
 
la Risle gauche
 Au  XVIIIe siècle la prospérité de la ville fut sans précédent , l'industrie de l'épingle jointe à celle de la quincaillerie et de clouterie donnèrent un essor considérable à la bourgade."C'est aux épingles, dit Gabriel Vaugeois, que l'Aigle du sa richesse, sa renommée, ses relations au-delà des mers, et l'on n'est pas en droit de s'étonner que d'aussi petits objets aient produit d'aussi grands résultats; car si chacun d'eux est une misère, la masse est une puissance." En 1747, 6000 personnes de tous âges fabriquaient à  l'Aigles aux environs 1.500.000 livres par an d'épingles .La mise en place de droits sur la papiers en 1771, ainsi que l'arrivée de produits Anglais identiques sur le marché en 1786 eurent une influence néfaste sur les fabriques d'épingles. Les ouvriers qui vivaient de la petite industrie de la quincaillerie sur L'Aigle virent le cours du quintal de fer passer d'environ 21 livres à presque 27 livres alors que le prix des objets manufacturés n'avaient pas augmenté voire avaient diminué..
  Les 6000 ouvriers épingliers se retrouvèrent ainsi sans travail faute de laiton qui provenait à cette époque plutôt de Suède et d'Allemagne. Les pénuries concoururent certainement en partie à développer les industries de transformation telle que les tréfileries, fourneaux , forges et autres dans la région. Le moulin de Mérouvel :moulin à blé, présent au XVIIe siècle fut  transformé en aiguillerie vers1820.cette usine , après une baisse de régime importante , fut reprise par des anciens ouvriers et permit de faire travailler jusqu'à 200 ouvriers en 1844.L'usine fabriquait non seulement des aiguilles à coudre mais aussi des broches à tricoter et des aiguilles à carder. A la fin du XIXe siècle, la production ralenti considérablement" Mérouvel a été réduit à ne produire que des alènes des broches à tricoter , des épingles. De plus , les aiguilles et les épingles étant maintenant fabriquées de toute pièces par des mécaniques, compris la mise en papier, qui était l'occupation des enfants , les femmes et les jeunes filles , n'ont plus guère d'autre ressource que des gants et des corsets.
 Pour ce qui concerne le reste de la petite métallurgie , plusieurs moulins furent aussi transformés. Le moulin des Haies présent déjà en 1789 était un moulin à blé à l'origine , il fut transformé en empointerie et tréfilerie vers 1835 par le sieur Turquet, une turbine fut ensuite installée en 1926.En 1869, il eut, parait-il jusqu'à 180 ouvriers, la production était tournée essentiellement vers la production de fil de fer tréfilé, pointes et clous, chevilles en laiton . Le bâtiment fut partiellement détruit pendant la seconde guerre mondiale. Dans une autre rue de la ville, rue des tanneurs ,(rivière des tanneurs),une autre usine fonctionna en tant qu'empointerie uniquement de 1857 à 1878 (usine d'Alexandre et Alfred Tailler).
rue des tanneurs

rue du pont du moulin
La Rivière des tanneurs, pour sa part , hébergea jusqu'à neuf tanneries. Cette rivière fut l'objet de bien des convoitises, mais le partage ne semblait pas évident .Un acte des ponts et chaussées dans les années 1830 indiquait que la rivière des tanneurs partageait ses eaux avec les ruisseaux du pont de pierre et du Chesnay: "le partage est chaque jour modifié au détriment de la rivière des tanneurs; que les pertes faites par cette rivière sont encore augmentées par ce qui passe par un canal d'irrigation ouvert en tête du pré du Vivier; que par suite de cet état de choses, la rivière des tanneurs est privée d'une partie de ses eaux dont elle jouissait seule à l'époque ou les seigneurs de l'Aigle forcèrent les tanneurs de quitter les autres bras de la Rille.
 Les épingliers ne vivaient généralement pas très vieux car ils s'intoxiquaient avec le vert de gris du cuivre .Les  empointeurs qui aiguisaient les aiguilles étaient les plus touchés, car ils inhalaient à pleins poumons la poussière! Ce problème d'intoxication par le cuivre n'était malheureusement pas propre à L'Aigle mais concernait aussi toutes les autres communes ou la petite métallurgie s'était implanté. La vie humaine n'avait de toute façon pas une grande valeur à cette époque!
le pont tanneur

le moulin