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  Aube et la Risle.
 
Monsieur Le Maire Jean -Marie VERCRUYSSE présente l'histoire de la rivière la Risle à Aube. La Risle ne semble pas avoir fait beaucoup parler d'elle dans le domaine de la littérature ou de la poésie; peu d'écrits à son sujet et peu de descriptions particulières .Malgré la longueur de son cours, elle n'a visiblement pas la notoriété des grands fleuves .Est-ce le long fleuve tranquille qui ne fait pas de bruit et s'écoule paisiblement?

                                          Possible ?
       Entretien avec Monsieur Michel Barbier de la commune 
 
Le ruisseau du livet (torrent en Celte) et l'Aubette: deux confluents placés vis à vis apportent à la Risle un nouveau volume important qui la grossit d'un tiers. Cette confluence fit donner au petit pays le nom d'Aube(bouche).Une autre origine peut-être plus évidente ferait provenir le nom de la localité tout simplement de Alba (latin) ou Aube en vieux français et qui veulent dire "bois blanc "et de là, palette ou aube fonctionnant grâce à l'eau. Cette localité a de toute façon une origine assez ancienne que l'on peut faire remonter à la présence romaine. Trois industries se trouvaient sur la Risle à Aube. La plus en amont était la fenderie déjà présente en 1635.l'usine fut transformée vers 1850 en tréfilerie puis en usine électrique en 1916.L'usine hydroélectrique alimentait alors à cette époque , les communes d'Aube, de Saint-Hilaire-sur-Risle et de Beaufai.
 Le Moulin d'Aube déjà présent au XVIIIe siècle était initialement un moulin à blé, il fut remplacé en 1850 par une empointerie,puis par une chaudronnerie de cuivre "jaune et rouge "en 1860.La chaudronnerie était essentiellement dédiée à la production de cuivre de ménage comme les casseroles et divers chaudrons martelés ou non! En 1869, 780 tonnes de cuivre furent d'ailleurs consommées ainsi que 15 tonnes de fer. L'activité s'est arrêter définitivement en 1901, mais le bâtiment subsiste toujours. La forge d'Aube , troisième industrie , a vraisemblablement été construite entre 1509 et 1554,un haut -fourneau devait se situer à proximité jusqu'au XVIIe siècle. Ensuite  , la forge fut alimentée par le haut-fourneau du Logeard.
   Au XVIe siècle fut ajoutée une fenderie à l'édifice. Le fer était destiné à la fabrication d'armes de guerre , en conséquence , le maitre de forge devait être noble. On employait , par an, à l'époque 1200 razières de minerai (razière= 110à 120 kg), 6000 cordes de bois (1 corde = 3, 5 stères) et 16.900 sacs de charbon de 50 kg. En 1804, le fourneau produisait 600 milliers de gueuse (1 millier = 500hg)
"la forge produisait 400 milliers de fer de qualité batarde c'est à dire entre le ployant et la cassant .Ces fers sont utilisés dans le pays par les petits tréfilées à la machine ou à la main, des cloutiers, des épingliers , des chaussiers,...et qui sont tous en même temps , et surtout , des cultivateurs. Ces populations laborieuses sont fortes et calmes , sans inquiétudes et dans l'indépendance de gens qui se suffisent à eux-mêmes chez eux. Le marteleur en 1830 gagnait 1100 francs par an alors qu'un journalier gagnait en moyenne 336 francs.
 La forge à cette époque faisait travailler 200 ouvriers , La forge fonctionnait par éclusée, c'est à dire, que l'on remplissait un étang pendant près de 10 heures et, une fois que le niveau d'eau était suffisant les vannes étaient ouvertes et l'eau faisait actionner les quatre roues (deux pour les soufflets , une pour le martinet et une pour le gros marteau).Autant dire que ce mode de fonctionnement ne convenait pas à tout le monde. En effet , pendant le remplissage ,la rivière se retrouvait quasiment à sec et lors de l'activité de la forge , les eaux arrivaient avec un débit très supérieur qui empêchait souvent le travail des usines situées en aval et inondait régulièrement les terres même à la période des foins.
La réserve
la forge